Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /Août /2008 16:46
C'est l'été à Nancy. La ville brille de mille feux, entretenus par les touristes estivaux, les étudiants de la villeont disparu mystérieusement, attirés par un temps plus clément. La ville est triste, mais dynamique de badaux espérant découvrir une cathédrale plus belle, et tentant de percer le plus grand secret de la ville : mais où donc notre bon vieux Stanislas pointe-t-il sont doigt crochu ?

Pas vers l'ENGREF (même si elle le mérite ... ou pas). L'ENGREF d'ailleurs est en proie à un émoi sans précédent. Non, ce n'est pas causé par les traditionnels problèmes de réseau, ni même par l'ambiance peu laborieuse du moment (qui est la même tout au long de l'année). Non, si un événement doit marquer l'été à l'ENGREF, et plus particulièrement à la résidence, ce sont les apparitions quotidiennes de quelques véhicules type mini van blanc avec toujours les mêmes mots qui reviennent : "Ets" ou  encore "SARL". Mais que sont-ce ces personnes ? Que viennent-elles faire ? Sont-elles soudoyées par BRA afin de préparer une rentrée de choc aux futures premières années ?

Pour répondre à ces questions, une équipe de choc se constitue. Elle est formée de trois membres de la vieille garde fifonne :







Julien Colin a.k.a. Bredin




















Michaël Rivoire a.k.a. P4



















Tony Franceschini a.k.a. Pascal Brutal










N'écoutant que son courage et son sens de la justice fifonnesque, mûs par une défiance instinctive envers tous les actes potentiellement destructeurs de l'ambiance rose fluo des bûcherons, nos trois compères se lancent à l'assaut de la résidence, un soir de juillet, alors que la mère Poure dors avec Pulco, ayant renvoyé son mari dormir avec les puces de son panier.

Premier obstacle : l'entrée dans les couloirs de la résidence est bloqué par les portes fermées à clé. Qu'à cela ne tienne, se disent nos Sherlock, nos amis de l'ENGREF ne sont pas assez malins pour avoir bloqué aussi l'ascenseur. Direction le sous-sol (élu lieu le plus glauque de Nancy cette année pour la dix-neuvième année consécutive), et le petit bouton d'appel. La petite musique réjouis le coeur ne nos trois fifons, l'ascenseur n'est effectivement pas bloqué. Bouton haut : direction le quatrième étage.

Et là, stupeur et tremblement, soudain et tout à coup, les coeurs cessent de battre dans les poitrines fières des enquêteurs. Tout n'est que désolation. L'horreur les saisit, et ils ne comprennent pas encore ce qui se passe. Le passage dans les couloirs révèle que de sombres événements se sont produits dans les couloirs. Des corps jonchent le sol, attendent-ils
d'êtres emmurés ? L'indice : de la poussière provenant manifestement des murs parsème le sol. Les multiples traces sur le mur accréditent cette hyptohèse.




Qui est le responsable ? Qui leur a donné l'autorisation d'entrer ? Comment sont-ils entrés ? Que fait la police ? Ma liste de courses est-elle complète ? Ah non, il manque le débouche chiotte, pas grave je prendrai celui qui traîne à côté du macchabée.

Autant de questions et pensées qui surgissent, incongrues, dans la tête des trois enquêteurs amateurs. Ils décident de continuer leur enquête, et de descendre d'un étage, pour voir l'étendue des dégâts et l'ampleur de l'affaire. Lors de la descente périlleuse des marches, un panneau d'information  donne une des réponses aux questions précédentes : la couverture des meurtriers ayant investi la résidence consiste en un désamiantage. Ridicule couverture et qui aurait dû mettre la puce à l'oreille de Pascal Gillet, notre Monsieur travaux : s'il y avait vraiment eu de l'amiante dans le bâtiment, l'ENGREF n'aurait pas attendu aussi longtemps pour entreprendre ces travaux, ç'aurait été faire prendre des risques inconsidérés aux étudiants y résidant depuis des années, non l'ENGREF n'est pas aussi cynique, elle craint en plus les procès que les étudiants ne manqueront pas de provoquer s'ils sont atteint d'un cancer du poumon.

Tout d'un seul coup et subitement, Bredin, à la vue de tant d'insanité et excité par la poudre amiantique blanche est pris d'une envie de ligne de coke. N'en n'ayant pas sur lui, il décide braver le danger et gratte les murs, à la recherche de poudre permettant de calmer ses envies. Malgré les conseils avisés et raisonnable de P4, il n'en fait qu'à sa tête et s'envoie une ligne, sans miroir ni paille.





























L'arrivée au palier du troisième étage révèle de nouvelles horreurs. L'entrée du couloir va visiblement être condamnée et les faux-ouvriers ont déjà placé un corps à emmurer. Au vu de son visage congestionné et de la pose dramatique, le pauvre homme a visiblement été tué dans d'atroces souffrances. Nos meurtriers sont de plus des adeptes de la charia qui commande de couper les mains aux voleurs, et à la barbarie de certains pays qui consiste à pendre les éléments indésirables (certainement des restes de la culture étatsunienne qui a longtemps commandé d'utiliser des cordes grosses, des noeuds serrés et des arbres hauts avant d'opter pour les moyens de torture que sont la chaise électrique et les injections intraveineuses).









Les trois compères pensent être arrivés au bout de leurs surprise, quand ils descendent de nouveau d'un étage. C'était mal préjuger des événements : le deuxième étage était encombré de cadavres. De toute évidence les malfrats agissaient du haut vers le bas, et sur cet étage, ils n'avaient pas encore pris la peine de nettoyer ne serait-ce qu'un minimum : il y a de la poussière au sol, les câbles traînent, l'échelle n'est pas rangée au sous-sol.















La nausée commençait à étreindre nos trois amis et ils allaient se décider à enfin partir lorsqu'un bruit perçant se fait entendre : l'alarme incendie ! Précipitamment, ils remontent au quatrième, et le feu est effectivement en train de prendre, d'où et comment, nul ne le sait. Mais ni une, ni deux mais trois secondes après, sûrs de leurs gestes les trois fifons font fonctionner leurs réflexes de survie et s'emparent d'un extincteur









C'était peine perdue. La fumée envahissait la résidence. Bredin, P4 et Tony finissent par perdre connaissance, intoxiqués par la fumée. Mais l'aventure ne se finit pas là. En effet, chacun s'est réveillé, le lendemain, dans leurs lits respectifs, toute trace d'une quelconque excapade dans la résidence ayant disparu. Tous avaient fait le même rêve d'une résidence envahie de cadavres, prélimainaire de tout film d'horreur mettant en scène des zombies. Cependant, la résidence était toujours la même, fermée pour une raison inconnue, les camions "Ets" et "Sarl" continuaient de défiler, mais les portes du rez-de-chaussée étaient condamnées, et l'ascenseur, pour une raison inconnue, était maintenant hors-service. Rien ne leur permettait d'affirmer que ce qu'ils avaient vécu s'était réellement passé. Rien, sauf ce rêve étrange et pénétrant. Rien sauf les bruits bizarres que l'on entend quelques fois, la nuit, venant des murs. Pensez-y quand vous reviendrez dans la résidence : que s'est-il vraiment passé cet été à la résidence ?
Par fifons abandonnés
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